Tosca
PUCCINI
2009
Tosca
Distribution
Tosca : Alison Buchanan
Cavaradossi : Gaston Rivero
Scarpia : Jean-Marc Ivaldi
Sagrestano : Tiziano Bracci
Angelotti : Renaud Delaigue
Spoletta : Michael Bennett
Sciarrone : Virgile Ancely
Mise en scène
Claude Montagné
Direction musicale
Jérôme Devaud
Forum Sinfonietta
Chef de choeurs
Jean-Michel Hasler
Camerata Vocale de Brive
Décor-Scénographie
Jean-Baptiste Manessier
Costumes
Brigitte Lefrançois
Création lumières
Pierre Peyronnet
Opéra en trois actes Musique de Giacomo Puccini
Livret par Luigi Illica et Giuseppe Giacosa
D'après la pièce de Victorien Sardou
Note de mise en scène
L'action se passe le 17 juin 1800.
L'instabilité politique est la toile de fond de l'histoire.

Napoléon vient de vaincre à Marengo, alors que la partie semblait gagnée pour les autrichiens. Les Etats Pontificaux sont sur leurs gardes et ont besoin d'une police autoritaire.

Scarpia obtient tous les pouvoirs pour surveiller les éventuels subversifs et autres révolutionnaires, chacun pouvant être suspecté de « terrorisme ».

Fouille, torture, laissez-passer, délation : les méthodes de Scarpia sont policières : une police politique, terrible, arbitraire, excessivement répressive. Il y a beaucoup de violence et de brutalité.

Dès le début l' oppression du pouvoir est présente dans la fuite du Consul Angelotti. Il est difficile de contester, il est impossible d'échapper, le ton est donné.

L'ombre de Scarpia est partout. Il y a dans « Tosca » une réelle efficacité de l'intrigue.

Sans la fougue passionnelle de Flora Tosca, les choses auraient tourné autrement. La jalousie exacerbée du personnage principal, son tempérament exclusif et capricieux conduisent à la mort. Flora paraît toujours en décalage, elle sème le trouble malgré elle, et Scarpia comprend, au delà du désir trouble qu'il a pour la chanteuse, que son inconscience sera le levier de la répression.

Mario Cadavarossi comme Tosca incarne l'artiste qui chez Puccini semble ne pas être concerné par « l'état » du monde. En réalité Mario aide la République contre les Etats Pontificaux. Quand il offre une cachette sûre à Angelloti il passe du côté de ceux qui sont dans la clandestinité. Il est dans « la résistance », et avec une telle détermination que même sous la torture, il ne parlera pas.

Nous avons choisi de placer l'action dans le contexte plus contemporain de la STASI -dans l'ex- Allemagne de l'Est en utilisant la référence cinématographique de « La vie des autres » de Florian Henckel Von Donnersmarck. La construction de cette oeuvre ainsi que le sujet excessivement cinématographique, nous ont amené à intégrer la vidéo dans la scénographie. Celle-ci nous permet de mettre en évidence la persécution psychique qui accompagne un tel système politique.