L'Enlèvement au Sérail
MOZART
2011
L'Enlèvement au Sérail
Distribution
Konstanze : Sophie Desmars, soprano
Belmonte : Mark Van Arsdale, ténor
Osmin : Lukas Schmidt, basse
Blonde : Elena Sancho, soprano
Pedrillo : Daniel Kluge, ténor
Selim : Marc Arnaud
Mise en scène
Claude Montagné
Direction musicale
Jérôme Devaud
Chef de choeurs
Patrick Mallet
Chefs de chant
Elisabeth Brusselle, Philippos Rizopoulos
Décor-Scénographie
Alain Lagarde
Costumes
Brigitte Lefrançois
Création lumières
Pierre Peyronnet
Choeur
Camérata Vocale de Brive
Orchestre
Forum Sinfonietta
Opéra en trois actes de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791).
Livret de Gottlieb Stéphanie d'après la pièce de Christoph Friederich Bretzner.

En langue allemande avec sur-titrage.
Note de mise en scène
Dans les années 1780, l'Empereur Joseph II, monarque moderne, réformiste et mélomane, voulut créer un genre théâtral national, dans lequel les opéras seraient chantés en allemand.

L'Enlèvement au Sérail, premier opéra en allemand, ou plutôt "Singspiel" - où les récitatifs chantés sont remplacés par des dialogues parlés - fait partie des plus grands chefs-d'oeuvre de Mozart. Il déborde de musicalité et le compositeur âgé de 25 ans, pour la première fois, y met tout son génie.

L'intrigue est simple et reprend des sujets à la mode : au cours d'un naufrage, Constance, fiancée de Belmonte est faite prisonnière par des pirates et avec elle sa servante Blonde ainsi que Pedrillo valet de Belmonte.
Ce dernier échappera aux ravisseurs.
Les pirates ont revendu leurs otages au Pacha Selim qui va tomber amoureux de la belle Constance, tandis qu'Osmin, gardien du Sérail, convoite Blonde. Grâce à plusieurs courriers envoyés discrètement par Pedrillo, Belmonte retrouve la prison de ses amis et de son amour ; prison quelque peu particulière, dans laquelle les femmes sont traitées avec beaucoup d'égards...

On retrouve en Mozart, une âme d'agitateur, interrogeant la condition féminine, mais aussi les relations homme-femme. Critique de la société et des institutions, il égratigne ceux qui lui barrent la route à commencer par le Comte Colloredo, archevêque de Salzbourg. Cet homme cruel et sans goût aura les traits d'Osmin. La grande ouverture d'esprit et la sagesse de L'Empereur Joseph II, se retrouveront dans le Pacha Selim (seul rôle qui n'est pas chanté). Constance sera sa Constance (Constance Weber) et lui même se distribue dans Belmonte. Mozart a 25 ans quand il compose « L'enlèvement », il y fait triompher l'engagement amoureux, l'image d'un monde qui saurait renoncer aux contraintes, où les écarts et les tentations sont là... dans l'imagination. C'est ce qui en fait le sel et qui donne une éternelle jeunesse à cette oeuvre.